Intelligence collective, l’année D.U.

Au début de l’été 2016, après avoir tiré pendant quelques mois des fils qui m’avaient conduit de mon intérêt pour l’innovation à la découverte du Design Thinking, à la posture facilitateur et enfin à l’intelligence collective, ma route a croisé celle du D.U. Intelligence Collective de l’Université de Cergy-Pontoise.
Ce jour là, car il y a un jour, j’ai compris que c’était « ça », cette formation, qui aurait vraiment du sens, pour moi, dans cette période.

Cette décision était déjà le marqueur d’un chemin parcouru, d’une transformation initiée. Elle a été le déclencheur de nombreuses autres. Il m’aura d’abord fallu surmonter ma capacité éblouissante à identifier les innombrables obstacles qui, immanquablement, allaient m’empêcher d’atteindre le but. Première étape : renverser mon mode de fonctionnement : partir gagnant, décider que ça va marcher et qu’il ne reste qu’à vaincre un par un chaque obstacle effectivement rencontré (et pas fantasmé). J’en entends qui me parleraient peut-être même d’effectuation ?

Neuf mois plus tard j’ai donc embarqué à bord d’un sacré collectif pour un voyage apprenant et remuant. Ce voyage qu’on m’avait annoncé transformant l’a été infiniment plus, et plus profondément, que ce que je croyais avoir compris.

Quand le chemin est le but.

Cette année au D.U. I.C. promo 4 m’a beaucoup apporté, en expériences vécues, enseignements, rencontres, visites. J’y ai intégré dans les tripes au moins autant que dans la tête. J’y ai appris bien plus profondément que la vision un peu naïve et technique que, je crois, j’avais avant de commencer. Une approche sans doute un peu orientée outillage. Et pourtant, dans le fond, c’est bien ce que je venais chercher : comprendre, vraiment, de quoi on parle, pourvoir incarner petit à petit la posture du facilitateur (titre que j’ai encore un peu de mal à m’accorder tant que vois autour ces praticiens et leur 10 ou 15 ans d’expérience), me sentir légitime et oser y aller.

Ce cursus s’est terminé fin juin et j’ai eu, mi-septembre, la confirmation officielle de mon obtention du diplôme. C’est une page qui se tourne, mais le livre n’est pas terminé, beaucoup d’autres pages m’attendent.
C’est aussi un cadeau dans le cadeau pour moi qui n’avait jusqu’alors qu’un Bac. Je n’avais pas honte de mon parcours autodidacte et je n’étais pas venu pour le diplôme. Je mentirais cependant si je disais que je ne suis pas fier de repartir avec. Fier d’avoir fait ce chemin depuis ce jour de juin 2016, d’avoir cru en moi, de m’être mis dans une dynamique de changement plutôt que de m’enfermer dans un but précis, réduit, et fier d’être diplômé (enfin ;p).

Et maintenant ? De la pratique, autant que possible, des expériences, partout où c’est possible… et un nouveau D.U. en ligne de mire qui va m’accueillir en janvier lorsque j’intègrerai le D.U. Codesign.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *