Sketchnotons

La prise de notes graphique, ou sketchnote comme on dit, se développe beaucoup. On en voit de plus en plus, notamment dans une forme particulière dite de facilitation graphique où ce travail est fait en direct lors d’une réunion, d’un atelier de travail en intelligence collective, une table ronde, etc.

Séduit depuis longtemps par cette façon de restituer des informations ou des événements, je continuais ma prise de notes intensive, d’autant que je suis nul en dessin. Le déclic est venu d’un entretien que je n’ai pas eu l’idée d’enregistrer dès le départ et dont je prenais les notes comme un fou, toujours en limite, à courir derrière.

J’ai commencé à comprendre qu’il fallait lâcher prise dans cette volonté farouche de prise de notes très fidèles, assez jusqu’au-boutiste, et assez vaine : on fini généralement par en perdre, par être obnubilé par l’écriture et moins attentif. Au lieu d’être présent à ce qui se passe et ce qui se dit, on est dans l’écriture.

Ce partage n’a pas de prétention, juste une invitation à expérimenter par vous-mêmes, à faire comme je l’ai fait : regarder ce qui se fait (des tonnes de sites et de partages sur Flickr ou Pinterest), se décomplexer en comprenant qu’il n’est pas utile de savoir dessiner (je vous promets que je dessine mal). Il est possible de produire des choses intéressantes avec une grammaire simple et quelques éléments graphiques. Ensuite, pratiquer.

Un impératif : accepter de ne pas tout rapporter : je prends en note les idées force, les points d’ancrage qui serviront à remonter le fil de ma mémoire. Le travail conjoint de l’écoute et du dessin permettent une meilleur mémorisation.

Prise de notes graphiques durant une présentation « Le métier de consultant »

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *